31 janvier 2009

Ma B.A du jour

Ou comment, descendant la rue pour aller prendre le métro, ma coffee cup à la main, deux québécois m'interpellent pour que je les aide à dégager leur voiture, "soulevée" par la neige (comme quoi ça n'arrive pas qu'aux touristes et nouveaux arrivants). Bref à moi de m'installer au volant d'une Audi automatique (heureusement que j'avais conduit plusieurs fois celle d'Arnaud, je m'y suis retrouvée) 4 roues motrices (ça leur a pas servi à grand chose) pendant que ces messieurs tentaient de pousser la voiture. J'ai timidement précisé que je n'avais jamais conduit dans la neige, ce à quoi, très pragmatiques, ils m'ont répondu :
- "C'pas graive, suffit qu't'appui su l'accélarateur !"
Ça n'a pas marché (je précise que cela n'a rien à voir avec moi).
L'un des deux a donc l'idée lumineuse d'aller chercher son 4x4 garé un peu plus haut dans la rue, et pare-choc contre pare-choc, il a poussé son pote. Ils ont peur de rien ces Québécois !

Pour vous, chers lecteurs, j'ai évidemment dégainé mon apn :


Pour me remettre de ces émotions, je me suis arrêtée me restaurer dans un petit japonais, alléchée par les nouilles udon, ce qui donne ceci (ok, on voit pas les nouilles,elles sont en-dessous) :


Notez le verre d'eau plein de glaçons, incontournable.
Je me suis assise à une place de choix, dont voici la vue sur la rue :


Tout à coup, un camion de pompiers (c'est pas des mariolles ici, l'autre jour y'en a qui est passé à fond sirènes hurlantes à côté de moi, j'ai cru que j'allais me jeter au sol de trouille. Va falloir que je m'habitue, les sirènes, ils aiment bien ça ici). Le camion de pompier donc, s'arrête à ma hauteur et voilà qu'il y en a un en train de mettre sa tenue à l'intérieur, tranquille. Désolée les filles, bouche bée que j'étais, j'ai cette fois-ci dégainé l'apn trop tard, vous ne verrez que la bête mécanique (consolez-vous, on voit la grande échelle) :

Beyoncé suite

Après Justin, Barack ! Evidemment, je ne pouvais pas ne pas la mettre :

30 janvier 2009

Voilà, 10 jours tout ronds.

10 jours pendant lesquels j'ai arpenté ma rue et découvert la ville souterraine. J'ai aussi finalisé mes démarches de nouvelle immigrante, acheté des chaussures d'inuit, survécu aux -20 et plus, admiré la neige tomber et tout recouvrir, dormi dans la largeur de mon king size, mangé une poutine mais toujours pas trouvé de pantalon.
La poutine : admirez ! des frites et du fromage en grains recouverts de sauce. Une bonne poutine se reconnaît au crissement du fromage en grains sous la dent. Hum. C'est une spécialité locale.


Maintenant c'est une autre période qui s'annonce avec un tas de démarches également mais du côté de l'emploi, de l'ouverture d'un compte dans une banque canadienne. C'est au boulot maintenant. Et c'est pas de la tarte, dans un pays où la langue ressemble à la notre et c'est tout.

Un exemple : La Poste! Les envoi recommandés, Chronopost, Collissimo suivi ou non, Lettre Max et autres n'ont plus de secret pour vous. Eh bien ici tout est à recommencer, rien ne porte le même nom. On vous parle "d'envoi de surface", d'Xpresspost, de paquet léger, de petit paquet, de colis avion, de colis-de-surface-du-régime-international et j'en passe.

Et puis ici, les bureaux de poste en soi c'est très rare. Ici pour aller à la poste, il faut aller à la pharmacie. Ben oui, c'est dans les pharmacies que les bureaux de poste ont un comptoir.

En fait, ici, les pharmacies vendent tout un tas de trucs en plus des médicaments. Ici les pharmacies vendent des chips, des barres chocolatées et les produits régime à côté, elles vendent des cartes de téléphone. En fait, ici, la pharmacie, c'est une épicerie.

Vu le manque de médecin et les heures d'attente dans les centre médicaux (j'espère ne pas avoir à connaître la joie des 18 heures d'attente aux urgences pour un poignet cassé suite à une chute sur le verglas), un tas de médicaments sont en vente libre ici. Et vive l'automédication. Bon, on peut quand même demander conseil à son "pharmacien conseil" justement. Mais c'est la jungle des marques qui d'ailleurs font de la pub à la télé. J'ai donc repéré que si j'avais mal quelque part, une migraine, il me fallait de l'Advil liquide en gélules (c'est plus efficace rapidement, dixit la pub).

Aparté destinés aux filles : ici, pratiquement pas savon pour la toilette intime (ou si pardon, 1 produit bourré de trucs chimiques) mais un tas boîtes pour douches vaginales. Et comme chez les ricains, phobiques des odeurs corporelles, on trouve des déodorants spécifiques (jusqu'à "l'Extra-Fort") format spray ou poudre s'il vous plaît! Du coup, à côté, tous les médicaments pour les infections et mycoses.
Tu m'étonnes John. :(

Ah tiens, il neige de nouveau.

29 janvier 2009

9 jours déjà

Je voulais faire un billet pour ma première semaine, et je me rends compte qu'on est jeudi! Raté!
Ben ça alors...
Bon, je ferai un billet pour les 10 jours anniversaire! Faut bien fêter quelque chose de temps en temps.

Sinon, j'ai les dimensions des oreilles de ma filleule : 31.5mm à 7 mois. Mais même si c'est la petite soeur de Spock, on est au pays de caribous ici, pas de soucis pour l'intégration, vous pouvez veniiiirrrr. Moi je dis qu'elle est déjà prête pour un voyage en septembre :)

Présentation officielles : (c'est celle à trois mois, mais c'est ma préférée!)

28 janvier 2009

Bon cop, bad cop

C'est un film policier humoristique québécois de 2006. C'est l'histoire d'un cadavre retrouvé à cheval sur la frontière Ontario/Québec et donc de deux flics qui vont devoir collaborer pour arrêter le tueur. L'histoire en soi n'a aucun intérêt. Mais c'est la caricature des différences culturelles, faite à coup de tractopelle, qui est assez drôle. J'ai vu une version sous-titrée en français. Et heureusement! Non pas à cause des dialogues anglophones, facilement compréhensibles, mais en raison du québécois! Même avec les sous-titres, j'avais parfois du mal à comprendre...
Enfin, j'ai bien ri, et si vous avez l'occasion de le voir (avec les sous-titres en français!), vous appréhenderez de façon grossière mais légère, les clivages du coin.
Allez, petit extrait pour le plaisir :

27 janvier 2009

En descedant ma rue...

La rue Saint-Denis se situe dans le quartier du "Plateau", très touristique, où pullulent les petits restos et boutiques et où se sont installés beaucoup de français. C'est très agréable, très vivant.

Ca c'est en sortant de chez moi :


La suite, c'est en descendant petit à petit ma rue, qui est très longue :











Puis, en s'approchant du "centre" :





Ce n'est pas nouveau mais...

... pour ceux qui ne la connaitraient pas encore, et parce que parfois le Saturday Night Live nous en sort de bonnes, qu'une occasion de voir Justin en collants et talons c'est pas tous les jours et qu'en plus j'ai trouvé la version sous-titrée en français pour respecter le bilinguisme local !

Je vous remets le Single Ladies d'origine en premier :



Et la version du SNL (je ne peux vous mettre que le lien) :

26 janvier 2009

Je suis populaire

Et pour me montrer que j'ai plein d'amis, vous pouvez devenir "Abonné Fidèle de ce Blog".
Comme les quelques précurseurs déjà inscrits, c'est facile, c'est gratuit et ça flatte mon égo.
Il suffit de cliquer sur le lien vers le bas dans la colonne de droite (y'a déjà les photos de mes VRAIS amis qui, eux, n'ont pas eu besoin d'un rappel à l'ordre!).
Ca vous tiendra au courant des nouveaux billets, ce qui est bien pratique. Actuellement, le rythme est intense mais ça changera sûrement, et ça vous évitera donc de vous connecter à tout va, désirant désespérement lire ma prose.

Ps : avec une photo de votre trombine, c'est encore meilleur, et moi, ça me fait du bien, mine de rien.

Le lait, suite

Petit guide d'ouverture des briques de lait. Ça aussi, au Maroc on avait l'habitude, même pour les yaourts c'était comme ça avant. Mais beaucoup de français arrivés ici, restent perplexes la première fois.

1- Apprivoisement de la bête



2- Comme indiqué, écarter les deux bords


3- Pincer pour créer un bec


Voilà, simple et sans utilisation de plastique. Au Maroc, ils avaient tout inventé ;)

Commentaires

Si vous croyez que je vais bosser toute seule, eh bien non.
Pour ne pas avoir l'impression de parler dans le vide du cosmos, tout commentaire est le bienvenu, un mot, un roman, en rapport avec le billet ou pas, un coup de gueule, l'humeur ou le craquage du jour, énigmatique ou délirant, etc... ce que vous voulez, vous avez carte blanche. Bref, l'antichambre du mail, du téléphone, de Facebook, c'est ici !
Bon, ce n'est pas la peine de tous vous précipiter sur le prochain billet et tous poster en même temps, puis tous vous épuiser en même temps.
Chers amis, famille et lecteurs de tout crin, vous aurez pour mission de vous assurer que des commentaires soient régulièrement postés. Et à vous de vous sacrifier si c'est trop silencieux.
Oui, tout à un coût ;) (private joke et résonnace coquardienne)

Histoire de lait

Ici, pas de lait UHT comme en Europe. Que du lait à conserver au frigo (pardon, frigidaire). Bon, je réussis à en trouver en format d'1 litre, c'est incroyable. Évidemment, on trouve les briques de 2 litres (la norme) ou carrément, (j'ai encore l'impression d'être au Maroc à 10 ans), des sacs plastiques de lait de 4 litres (qui en fait contient 3 sachets de 1.33 litres) et qu'on met dans un pichet plastique, comme le jus d'orange qu'on achetait à Rio (clin d'oeil pour mes parents).
Je vous mets la photo en grand, c'est plus parlant ;)
Notez le visuel, très germanique ou vieille Amérique (les deux n'ayant rien à voir, ceci est une remarque qui ne se fonde que sur mon ressenti, ne me demandez pas pourquoi)


Habituée à boire du lait écrémé dans mon thé, j'ai acheté... du lait écrémé, eh oui ! Bon je n'ai pas eu le choix, il est obligatoirement enrichi en vitamines.
Sauf que le lait écrémé d'ici est, comment dire?... vraiment, vraiment, vachement écrémé. En France, sur l'étiquette de composition, on peut lire :
"Lipides : traces". Ici c'est :
"Lipides : 0g".
En fait, c'est ça, il n'y a plus aucune petite molécule de lipide qui aurait réchappé à l'écrémage féroce. Je ne veux pas savoir comment ils font.

Alors je me suis tournée vers du lait 1%. C'est déjà mieux.
Il existe aussi du 2%, 3.5%. Et tout ça est plus écrémé que notre lait demi-écrémé. Alors comment trouver du lait entier pour faire, au hasard, de BONS lattés ? Eh bien il faut se tourner vers de la "Crème (à café)", soit à 10%.


Mais méfiante comme je suis maintenant avec leur écrémage, je tenterai p'têt même la crème "de table" à 15%...

Ces photos, je les prises sur le site d'IGA, un supermarché (pardon, une épicerie) en ligne, dont le slogan est :
"IGA, Vive la bouffe".
Tout un programme.
Oui, Vive l'Amérique ! ;)

La pub du jour

Avec une petite pensée pour le papa d'Adeline ;)

L'Amérique...

Une rubrique qui je pense, reviendra régulièrement !
Le sous-titre serait : "Je vois que je suis aussi en Amérique par : "

Aujourd'hui, la taille de mon paquet de Bretzel (et la taille des bretzels eux-même!) :


Soit 400g de bretzels "minces". J'ai laissé à côté une petite bouteille d'eau standard...
Ça promet !

25 janvier 2009

Montpellier - Montréal en aller simple...

Le récit du voyage, forcément un peu épique...

Réveil à 4h du mat après avoir sommeillé deux heures.
Première chose : droguer le minou qui, ce matin, a décidé de ne pas vouloir de son comprimé réduit en poudre dans du thon... Pas folle la bête, il y avait eu la phase test une semaine auparavant, on la lui fait pas deux fois. Je passe donc à la phase action, avec "Tu vas l'avaler de toutes les façons"; les cachets étant petits, ça s'est fait assez facilement. Au bout de 10 minutes, le voilà qui marche tout de travers, comme prévu. Les valises étaient bouclées la veille, pas grand chose à faire. Évidemment j'ai quand même failli oublier mon chargeur de cellulaire (c'est comme ça qu'on dit icitte) et au final, j'ai laissé mon manteau Sessùn dans le placard ; tant pis je le récupérerai la prochaine fois !
Camille arrive et grâce à elle on descend les valises et le chat sans trop d'encombres (Slav s'est réveillée le dos bloqué). Le chat qui miaule dans la cage, pas trop fort, il est groggy, on part vers l'aéroport. Là on tombe sur des personnes qui ont un excédent de bagages à l'enregistrement et on poiraute 1/2 heure comme ça. Puis le chat s'en va et c'est mon tour. Je fais le guignol au passage des rayons x : faut tout enlever, manteau, chaussures, ceinture.

Arrivée
à Roissy, mes parents m'y attendent : c'est gentil, ça fait du bien et rend le tout plus léger. En attendant le chat, je fait marrer ma mère à travers la vitre de séparation en lui montrant la version hiver de la chapka et été (la partie couvre oreilles relevée). Le chat récupéré, direction le terminal 3. Là aussi, j'aurai été toute seule ça aurait une galère pas possible, puisqu'il faut prendre le CDGVal et donc laisser les chariots à bagages. Le terminal 3 de Roissy, c'est tout un poème : il faut après le val, marcher pendant 5 minutes à l'extérieur (avec le chariot cette fois) pour rejoindre une espèce de hangar amélioré. Glauque. Le terminal des charters quoi. Juste le temps de prendre un café avec mes parents et Oliv qui a fait le déplacement et nous a retrouvés !! Très heureuse, même si ça a été court.
J'avais
3 kilos de plus dans mon bagage cabine, ils me les ont fait transférer dans ma valise, déjà pleine à craquer. C'était folklo. La taille de ma valisette cabine était vraiment à la limite (les poignées et roulettes dépassaient du calibreur, mais c'est passé, ouf. Sauf qu'une fois dans l'avion, je me suis prise une remarque par toutes les hôtesses :
- On vous a laissé passer ce bagage ?
- ben oui, regardez, j'ai l'étiquette...
puis
- Il est trop grand votre bagage, la prochaine fois, il faudra en prendre un plus petit !
- (moi, essayant de faire ma Cosette) Oui, je sais, mais c'est pas facile une émigration... (off, "mais lachez-moi!!")

Et là, j'ai compris pourquoi les québécois appellent Air Transat : "Air Sardine". Je ne sais pas si j'avais déjà voyagé sur des sièges aussi étroits. Pas de repose-pieds, un écran vidéo toutes les 4 rangées (au moins) et des films et émissions tout pourris. La nourriture je vous en parle même pas! Mais le pompon, c'est que je me suis retrouvée coincée contre le hublot avec à côté de moi un coupe de juifs orthodoxes hyper sérieux (pourtant très jeunes). Et elle a passé son temps à se frotter l'entre-jambe que je me demandais ce qu'elle fabriquait... avant de comprendre qu'elle avait des démangeaisons terribles (je ne sais pas pour quelle raison, je priais juste pour que ce ne soit pas contagieux...). Je place ce vol deuxième dans le top 5 des pires vols que j'ai pu faire. La première place attribuée au Paris/Saint-denis de la Réunion où pendant 11h, ma télécommande ne fonctionnant pas, je n'avais ni télé, ni musique, ni même veilleuse pour pouvoir lire, une seule couverture trop petite, j'étais gelée et sans oreiller cervical, j'ai passé mon temps à avoir la tête qui tombait soit côté couloir, soit sur mon voisin (non, il n'était pas charmant, ce n'était pas une occasion!).

Arrivée sur Montréal Trudeau, je passe l'immigration assez rapidement puis récupère la bête et passe la douane. Là c'était plus long, mais tout le monde était très sympa, et ils n'ont pas fouillé mes valises. Tout a été fini en 2 heures.
Achat
d'une carte de téléphone pour prévenir l'agent immobilier de mon arrivée imminente. Prise du taxi, Laurent étant en cours et n'ayant pu se libérer. Arrivée à mon adresse, au 4086 rue Saint-denis (consultez vos google map les amis). Heureusement je peux me mettre dans le couloir de la résidence, je n'ai pas à attendre dehors. Il ne fait pas vraiment froid (-10), plus peur pour le chat, encore à moitié endormi et non protégé.

Et
c'est là que le moment de panique arrive. Le couloir est vétuste, les portes, tout. Et moi en train d'attendre, sans téléphone (mais qu'est-ce qui m'a pris de résilier mon abonnement aussi tôt ?!), et sans moyen d'aller à une cabine publique, en laissant toutes mes affaires dans le couloir. Je sonne à l'appartement 7, me disant qu'il était peut-être déjà arrivé, et là c'est une fille qui sort. Je me dis que je me suis peut-être trompée de numéro. Mais c'était tout sombre derrière elle. Les idées s'enchaînent : en fait, les apparts sont vieillots, tout sombres, ils doivent donner dans une cour intérieure... je vais passer 5 semaines dans un truc moche vétuste ET glauque... et peut-être que je me suis faite avoir, personne ne va venir, c'était une arnaque, j'ai payé 1000 dollars pour rien... c'est ça, mais ma pauv' fille, qu'est-ce qui t'as pris de tout plaquer pour venir dans un pays où t'as jamais mis les pieds ??? ...
La voilà, la panique qui tord les intestins et qui monte à la tête. Allez respire... inspiration, expiration, de toutes les façons, on s'habitue à tout, tu verras...

Et là, l'agent sort par la porte à laquelle j'avais sonné. En fait, c'était un vestibule commun à deux appartements, il y avait deux sonnettes... et soulagement tellement intense quand je vois l'appartement, que les larmes me montent! Il est cute, tout est neuf ou presque, il a un beau parquet en "bois franc". Je vous mets les photos ci-dessous, elles sont un peu sombres, normal pour celles à contre-jour. C'est tout équipé (sauf laveuse-sécheuse, il faudra que j'aille au coin de la rue), écran LCD, canapé cuir tout neuf, méga lit king size, que j'y dort pratiquement à l'horizontale et surtout, le plus important : téléphone et internet !!! Benoît et Nadia (les agents) sont absolument adorables, très serviables.

Voici
le salon, avec la porte "de secours" qui donne sur l'extérieur avec un escalier tout couvert de neige :


Le coin cuisine, avec l'eau qui chauffe pour le thé, of course :


Ma chambre, plus grande que celle de Montpellier. Admirez la taille du lit. C'est décidé, je m'achète le même pour mon futur appartement. De toutes les façons, c'est la norme icitte :


Et l'autre côté de la chambre, avec les commodes de rangement :


L'un de mes deux dressing " à l'américaine" : lumière à l'intérieur, et je peux y entrer. Pratique, j'y ai casé mes cartons de déménagement!


J'y suis bien, à tel point que je me dis que si je n'ai pas trouvé un appartement à mon goût/mes moyens pour le premier mars, je pourrai renouveler la location de celui-ci. Ils sont ok, ils me le réservent et on verra mi février.


Spéciale dédicace pour moi






et Tata Caribou elle est trop trop fière !!!

Allo?!

Pour tous ceux qui payent les communications pour le Canada, il y a ce site :
http://www.teleplanete.com/

C'est sans prépaiement, sans abonnement, juste un numéro à composer avant le numéro de tél et ça vous coûtera le prix d'une communication locale.
Malheureusement pour moi, cela ne fonctionne qu'à partir de la France! Mais bon, en cherchant bien, je vais trouver l'équivalent par ici.

24 janvier 2009

VIVANTE !

Voilà, 08h07 pm heure locale et oui, je suis vivante, j'ai affronté les -20 et plus lorsqu'il y avait des rafales de vent, mais heureusement ce n'était pas souvent. En fait, bien couverte de partout, ce qui fait un peu mal, c'est le visage, les pommettes et les sinus. Sinon, j'ai eu l'intérieur de la narine un peu gelé pendant un moment. On m'a dit que par grand froid, les cils gelaient... je suis partagée sur mon envie de vivre cette expérience.

Aujourd'hui, j'ai arpenté ma rue, très commerçante et vivante sur quelques blocs (l'équivalent de deux stations de métro, 20mn environ). J'ai trouvé une boutique de thé spécialisée dans les thés d'origine (beaucoup de thés japonais, maman tu seras contente) mais où j'ai pu m'acheter un rooibos framboise vanille, ma boisson de prédilection du soir.

Et j'ai de nouveau arpenté la ville souterraine pour tenter de comprendre comment ça fonctionne et surtout me situer. En fait, il s'agit notamment de trois grands centres commerciaux de plusieurs étages reliés entre eux. Pas de plan global, juste centre par centre. Il faut que je fasse mes recherche, je suis sure qu'il y a une carte quelque part sur internet.

J'ai encore tenté de me trouver un pantalon, mais ici, c'est la fin de saison, la fin "des spéciaux" et rien à ma taille qui me conviendrait. Je remets ça lundi.

Sinon, j'ai pris un jus de fruit dans un truc du style Jus+fruit, sauf que j'ai pas eu le choix du format (on voit pas bien sur la photo, mais ça doit être dans les 500ml là). J'ai bravement bu jusqu'à la moitié, après c'est plus possible. Notez que j'ai fait une deux en un pour vous montrer les poubelles des centres commerciaux, très écolo friendly (ce n'est pas le cas des poubelles de rues).



Rentrée vers 18h, retrouver le minou qui aimerait bien jouer avec les oiseaux dans les branches de l'arbre juste à côté. Pour ceux (nombreux) qui s'inquiètent de sa santé, le voici à l'instant :


Pour les anecdotes, curiosités et différences socioculturelles du jour :
- même à cette température, le verre d'eau arrive tout plein de glaçons (Delphine, tu serais désespérée ;) ).

- Un café au lait, imbuvable, encore une fois. Il faut que j'arrive à trouver où ils sont bien faits ou que je commande systématiquement un supplément de lait (le cas ici, mais même comme ça, beuh...)


- j'ai un Lush en face de la maison (Delphine et Carine, vous pouvez venir maintenant)

- ici, le pays du froid, les Crocs sont fourrées (enfin, fourré a une toute autre tournure ici, plutôt sexuelle et...de l'autre côté...). Séb, je t'en ramène?


- Les Dollaramas, magasins où tout est à 1 dollar, du genre des boutiques pleines de produits made in china qu'on peut trouver au Maroc ou que j'ai aussi vu en Gaudeloupe. Bref, pas cher, moche et de mauvaise qualité, mais qui dépanne quand on n'a plus de sous. J'y ai acheté un cordon à rideaux avec pompom (joujou du chat, faut bien occuper la bête) et des gants antipoussière (l'appartement est assez poussiéreux, il y a eu des travaux).

- Sinon, en bas de chez moi, il y a un véto. Quoi de plus normal, à part le fait que ce soit bien pratique ? Eh bien, c'est exclusivement pour les chats. Ben oui, assez susceptibles et hautains, ils préfèrent ne pas être mêlés aux races de chiens et autres, inférieures (nan, je rigole. Il parait que ça se trouve souvent par ici).

TATATINNNNNN

Et voici, un petit blog pour tous vous tenir au courant de mes tribulations.

Alors, petit historique chronologique :

J'ai pris la décision de m'installer à Montréal. Tout d'un coup, ça s'est imposé à moi. En fait, cela faisait quand même plusieurs années que cela me trottait dans la tête. J'avais d'abord envisagé de faire ma maîtrise là-bas, puis une fois mon diplôme en poche, je m'étais dit "tiens pourquoi pas"... Et puis Laurent, mon copain de promo s'est installé à Montréal en 2004. Et il m'a alors souvent parlé de la condition des psys sur place : plus de reconnaissance, compétences élargies, meilleur salaire, etc.. A l'époque, encore avec Gaël qui m'avait précisé qu'il ne m'y suivrait pas, j'ai commencé à regarder les procédures d'immigration. Puis vous connaissez la suite, séparation, arrêt du travail et alors en gros besoin de repères, le départ n'était plus d'actualité. C'est une fois que tout a recommencé à se stabiliser (avec aussi la reprise du travail), que me voilà, en Guadeloupe pour travailler, et bim, comme ça : "je vais aller m'installer à Montréal!".
J'ai alors déposé mon premier dossier pour la demande de ce que l'on appelle le certificat de sélection du Québec et au final j'ai obtenu mon visa de "Résident Permanent" au mois de novembre. La procédure est un peu longue (enfin, pour les Africains, ils comptent à minima 4 ans, donc on va pas se plaindre hein).

Voilà pourquoi je débarque en plein mois de janvier. Jusqu'à maintenant les températures ont été très clémentes (-10, vraiment supportable) par contre aujourd'hui on est à -30 en, ce qu'ils appellent ici, "température ressentie" car ils prennent en compte le facteur éolien. Bon, j'ai évité les -35 de la semaine précédent mon arrivée. Je ne suis pas encore sortie, je vais voir si je survis ou si je suis obligée de me réfugier toutes les cinq minutes dans un café!

Donc on reprend, la panoplie spéciale grand froid :
- Sous-gants : check!
- Gants en laine doublée polaire : check!
- Chapka du caribou : check!
- Collants en laine sous le jean (oui, je ne me suis toujours pas acheté de pantalon, ça craint) : check!
- Les chaussures de la petite inuït : check!
- Grosse écharpe nouée trois fois autour du cou (faut que j'essaye de pas mourir étranglée si je survis au froid, ce serait bête quand même) : check!
- Baume à lèvres : check!
- téléphone portable pour les urgences uniquement (ici, on paye l'accès au répondeur, les appels sortans et ENTRANTS, l'affichage du numéro, bref une ruine) : check!

Et oui, ça change de mon rituel montpelliérain ou je vérifiais si j'avais bien mis mes boucles d'oreille et mes bracelets assortis et juste des collants fin dans mes ballerines.

Par contre il y a un ciel bleu magnifique. Évidemment, à cette température, il n'y a pas beaucoup d'humidité dans l'air! Si j'arrive à sortir un demi-doigt du gant pour faire des photos, je vais tenter ça aujourd'hui. Bon, allez, je me donne du courage : première étape, marcher 50m pour aller me prendre un latté au café d'en face.
YES I CAN! Ça va être le mantra du jour, je le sens (p'têt même des prochaines semaines)...